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• Rencontre publique • Corée

YEONGSANJAE

> cérémonie bouddhique

Samedi 29 mars 2008 à 11h
Auditorium Saint-Germain
4 rue Félibien - 75006 Paris

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Une rencontre sera animée par les moines et les nonnes du temple Bongwonsa et donnera lieu à des représentations, des démonstrations ainsi qu'à des échanges entre les acteurs et le public.
Cette rencontre, organisée par la Maison des Cultures du Monde, déstinée au public de la maison des pratiques amateurs pourra interroger les thématiques suivantes :

> L’espace scénique en question :
La scénographie se déploie dans un temps et un espace où la lenteur du geste chorégraphique suscite une tension qui exprime moins le souci d’une esthétique de la scène que le désir de transmettre un apaisement.

> Le langage chorégraphique :

Par les chorégraphies qu’elles proposent, les danses chakpop louent les vertus de Bouddha. Dans Nabich’um, danse du papillon, des nonnes vêtues de robes blanches aux longues manches et coiffées d’un chapeau symbolisent la métamorphose de l’âme. Cette danse est accompagnée d’un large gong et d’un hautbois conique.
Parach’um, danse des cymbales, est dansée par des moines tenant des cymbales et effectuant des mouvements d’une extrême lenteur.
La danse Popkoch’um, danse du tambour, met en scène un tambour en forme de tonneau frappé pour libérer le défunt de ses souffrances.

> Le matériau musical :
Les chants pomp’ae, reposant sur une structure poétique, sont chantés en langue chinoise. Exécutés en soliste ou en choeur, avec ou sans interpolations, ces chants monophoniques peuvent être interprétés selon le style hossori (« simple ») ou chissori (« élaboré »).
Le style hossori repose sur un texte poétique - le plus souvent un quatrain de cinq ou sept syllabes - et se caractérise par l’utilisation de mélismes se déployant sur un ambitus ne dépassant pas l’octave tandis que le style chissori repose sur un matériau textuel en prose et sur une durée d’exécution plus étendue.
Les intruments qui accompagnent ces chants sont des cloches, des gongs en bois, ou de larges gongs. Ils indiquent le début ou la fin d’un chant, les modifications de la prosodie, du texte, ou de l’esthétique vocale.


> Le Yeongsanjae :
une pratique artistique non professionnelle Les acteurs ne reçoivent pas un enseignement académique, leur savoir et leur savoir-faire sont transmis par la tradition.
as moins de dix années d’apprentissage sont nécessaires pour maîtriser chants et danses. De nos jours, peu nombreux sont ceux qui détiennent encore la connaissance de ce corpus d’expression artistique, ce qui a conduit le gouvernement coréen à inscrire le Yeongsanjae sur la liste de son patrimoine culturel inaliénable.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.