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• Table ronde ouverte au public

MedLiHer – patrimoine vivant méditerranéen

> Le patrimoine culturel immatériel méditerranéen : comment l’appréhender, le sauvegarder, le transmettre ?

Lundi 17 décembre 2012 de 18h à 21h
Maison des Cultures du Monde
101 boulevard Raspail, 75006 Paris - métro Saint-Placide / Rennes

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Cette table ronde a abordé, sous forme de causerie, ces différentes questions en tenant compte des transformations de la société, des clivages entre « les anciens et les modernes », le milieu rural et le milieu urbain, les mouvements sociaux actuels. Elle s'est tenue avec la participation des parties prenantes au projet : porteurs de patrimoine, partenaires, facilitateurs, coordinateurs, réalisateurs, photographes et en présence de Mme Cécile Duvelle, Secrétaire de la Convention sur le patrimoine culturel immatériel à l’UNESCO et responsable du projet MedLiHer et Mme Chrystelle Lucas, Programme manager - Programmes régionaux culture (IEVP Sud), Commission européenne.


Au cours de cette table ronde ont été projetés le film réalisé dans le cadre du projet MedLiHer, ainsi que l’exposition photographique.

Les porteurs de traditions du patrimoine culturel immatériel de trois pays ont partagé avec le public :
- Le monde des croyances populaires autour du Nil en Egypte avec Mme Ahlam Shehata et l'art de l'ébénisterie de Damiette avec M. Helmy Elsaid Hassan.
- La tradition de la Rababa à Madaba en Jordanie avec M. Mohammad Abdallah Ali al Shoara' et l’art des dessins de sable dans les bouteilles avec M. Husam Ahmad Jamil.
- La poésie du Zajal au Liban sera présentée par M. Georges Abi Antoun et M. Elias Khalil.

Ces éléments présentés ont fait l’objet des inventaires menés en Egypte, en Jordanie et au Liban dans le cadre du projet MedLiHer. Les équipes des trois pays partenaires se sont attachées à impliquer les porteurs (individus, groupes ou communautés) du patrimoine culturel immatériel, en se penchant plus particulièrement sur les modalités de sa transmission et ses fonctions sociales dans le monde d’aujourd’hui.
Au Liban, le choix s'est porté sur la tradition du Zajal, joutes oratoires poétiques, tandis que l’Egypte et la Jordanie ont collaboré avec les communautés locales des gouvernorats de Damietta et de Madaba.

Photo : Egypte: le patrimoine immatériel du Nil © UNESCO/Ahmed Hasan


Euromed Heritage

Le projet
Avec le soutien de l’Union européenne et la coopération de la Maison des Cultures du Monde, l’UNESCO a lancé en 2009 le projet MedLiHer-patrimoine vivant méditerranéen en Égypte, en Jordanie, au Liban et en République arabe syrienne. Ce projet visait à faciliter la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans la région.
L’objectif général du projet est d’accompagner ces pays, sur le long terme, dans leur mise en oeuvre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel au niveau national, notamment en développant des projets de sauvegarde nationaux, tout en soutenant leur participation aux mécanismes internationaux comme les inscriptions sur les Listes. L’action entend également renforcer la coopération et les échanges de compétences et d’expériences au niveau régional par la création d’un réseau d’institutions et le développement d’un portail web.

Le projet a été organisé en trois phases successives:

2009 : État des lieux
Etat des lieux des structures, des programmes et des expériences existant en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Chaque pays a organisé un atelier avec la participation de représentants gouvernementaux en charge de mettre en place et de coordonner l’état des lieux au niveau national.

 

2010-2011 : Création d’un réseau et préparation des projets
Des projets de sauvegarde nationaux et internationaux ont été préparés sur la base des stratégies et des priorités identifées par chaque état des lieux. La participation des organisations nationales et locales a contribué au développement d’un réseau en ligne accessible via une interface multilingue gérée par l’UNESCO. Les exercices d’inventaires ont permis d’identifer et de défnir différents éléments du patrimoine immatériel et de développer, à titre pilote, une méthodologie pour la sauvegarde d’autres expressions du patrimoine vivant des pays concernés.

 

2011-2012 : Mise en oeuvre des projets nationaux et régionaux
Les projets de sauvegarde au niveau national ont essentiellement pris la forme d’inventaires du patrimoine
culturel immatériel et de formation aux techniques d’élaboration de dossiers de candidatures pour les listes de la Convention.
Le travail important de documentation et de sensibilisation aux concepts et au rôle du patrimoine culturelimmatériel a donné lieu à une coopération entre réalisateurs et photographes égyptiens, libanais et jordaniens : ils ont accompagné les équipes de terrain pendant l’exercice d’inventaire et ont produit un ensemble de matériaux audiovisuels dont ont été tirés un flm documentaire, une exposition photographique numérique et une publication.