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• Syrie - Temps fort en ouverture du Festival !

MUSIQUES DE L'EXIL

> Waed Bouhassoun, Ibrahim Keivo, Hamam Khairy et son ensemble

Vendredi 9 octobre 2015 à 20h
à la Maison des Cultures du Monde

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Les plus belles voix d’amour
D’une Syrie déchirée résonnent des voix d’amour. Elles témoignent de la diversité de peuples, de religions, de cultures, de langues qui ont fait, qui font la Syrie. Blessées, meurtries, elles ne se taisent pas.

  

Waed Bouhassoun vient du sud de la Syrie, de ce djebel druze qui a donné naissance à la légendaire Asmahan. Avec son ‘oud elle compose les musiques qui l’accompagnent pour chanter les poèmes de grands mystiques et d’amoureux célèbres de l’époque pré-islamique à nos jours. Sa voix profonde est toute en puissance maîtrisée et en délicates ornementations. Elle a été invitée dans les plus grands festivals de musique et ses deux CD ont reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros.

  

Ibrahim Keivo vivait à Hassaké, ville du nord-est de la Syrie dans la région de l’Euphrate, où cohabitaient arabes sunnites ou chiites, kurdes, arméniens, assyriens, turcs, yezidis. S’accompagnant au buzuq, au baghlama ou au saz il chante, dans les différentes langues de ces communautés, leurs poèmes d’amour et leurs épopées. Ibrahim est le petit-fils d’un réfugié arménien. Son grand-père, enfant orphelin avait été recueilli, adopté et élevé par une famille yézidie. Aujourd'hui, c'est à son tour de trouver refuge en Europe où il perpétue cette extraordinaire mémoire de la diversité culturelle de la Djezireh. Son CD a reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros.

  

Hamam Khairy et ses musiciens animaient, jusqu’à récemment, avant d’avoir été forcés à l’exil, les célèbres sahrat musiqiya, soirées musicales d’Alep. Il s’inscrit dans la lignée des grands chanteurs que furent Sabri Moudallal et Adib al-Dayekh dans l’ensemble duquel il fut choriste. Une remarquable présence scénique, un chant tout en élégance et en raffinement, une virtuosité dans l’interprétation des mouwachah et particulièrement des qudud, chants d’amour d’origine religieuse, lui ont valu le surnom de « rossignol d’Alep ».

  

Trois personnalités, trois univers, toute la richesse d’une terre aux civilisations multiples dont la barbarie n’aura pas raison.

Chérif Khaznadar

Waed Bouhassoun, chant et luth
Ibrahim Keivo, chant, baghlama, saz et buzuq
Hamam Khairy, chant, et son ensemble musical

En ouverture du 19ème Festival de l'Imaginaire

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