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• Table ronde

PATRIMOINE IMMATÉRIEL
ET ETHNOSCÉNOLOGIE :
QUELLES PERSPECTIVES ?

> Douzième Journée du PCI

Mercredi 25 novembre 2015
de 18h à 21h
Entrée libre
(dans la limite des places disponibles)
à la Maison des Cultures du Monde

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Comment appréhender l'immense diversité de l'expression humaine, menacée par le risque d'uniformisation, sans échelles de valeurs ni interprétations réductrices ?

  

Le 3 mai 1995 se tenait à Paris, à la Maison des Cultures du Monde et sous l'égide de l'UNESCO, le colloque de fondation de l'ethnoscénologie. Initiée par la MCM et le Laboratoire de recherche spécialisé dans l'étude des pratiques spectaculaires humaines de l'Université Paris VIII-Saint-Denis (aujourd'hui laboratoire d'ethnoscénologie), cette discipline propose d'aborder

les formes sans exclusions (théâtre, musique, danse, jeux masqués, marionnettes, ombres, rituels...), dans le contexte des différentes sociétés qui les produisent, avec le souci de tempérer sinon de maîtriser toute forme d’ethnocentrisme. Relevant des ethnosciences, l'ethnoscénologie associe les points de vue des praticiens et des théoriciens, la présentation de spectacles et l'étude des pratiques dans une approche nécessairement interdisciplinaire (anthropologie du théâtre, ethnologie, musicologie, sociologie, neurosciences...), privilégiant les collaborations internationales.

  

Ces préoccupations peuvent, dans une certaine mesure, être mises en perspective avec le développement, au sein des instances internationales, de la réflexion qui conduira l'UNESCO à adopter en 2003 la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel – dont le champ inclut, tout en le dépassant, celui couvert par l'ethnoscénologie (arts du spectacle, rituels et événements festifs, traditions orales...). Cette Convention internationale visant à sauvegarder les expressions de la culture immatérielle, dans le but de promouvoir la créativité humaine et la diversité culturelle, récuse toute idée de hiérarchisation. Reconnaissant une pluralité d'expertises, elle affirme le rôle des communautés dans l'identification et la gestion des pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire que celles-ci créent et recréent en permanence, transmettent et reconnaissent comme leur patrimoine.

  

À l'occasion des 20 ans de l'ethnoscénologie, ces douzièmes journées du PCI invitent les fondateurs de la discipline, des chercheurs spécialistes de ces questions, des acteurs culturels et des praticiens, à témoigner de leur pratique et de leur engagement. Il s'agira notamment de (ré)interroger la place des praticiens et des communautés dans la construction des savoirs et des politiques culturelles, afin d'envisager les orientations et défis à venir.

 

Séverine Cachat

  

Avec la participation de :

Jean-Jacques Casteret, ethnomusicologue, directeur de l'ethnopôle Institut occitan d'Aquitaine (INOC)

Nathalie Gauthard, maître de conférences à l'université de Nice, présidente de la Société française d'ethnoscénologie (SOFETH)

Françoise Gründ, ethnoscénologue, co-fondatrice de l'ethnoscénologie

Chérif Khaznadar, président-fondateur de la Maison des Cultures du Monde, co-fondateur de l'ethnoscénologie

Bernard Lortat-Jacob, ethnomusicologue, directeur de recherches honoraire au CNRS

Erik Marchand, musicien et chanteur, fondateur de l'association DROM

Jean-Marie Pradier, professeur émérite de l'université Paris VIII, co-fondateur de l'ethnoscénologie

Jean-Louis Tornatore, anthropologue, professeur à l'université de Bourgogne

  

> Télécharger le programme

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

Cette rencontre sera prolongée jeudi 26 novembre par une journée consacrée à la problématique de l'archivage en ethnoscénologie.

> En savoir plus

Dans le cadre du 19ème Festival de l'Imaginaire