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• Taïwan

Théâtre d'ombres

> par la compagnie Fu Hsin Ko

Le samedi 24 octobre 2015 à 19h
Le dimanche 25 octobre 2015 à 17h
à la Maison des Cultures du Monde

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Taïwan fut longtemps considérée comme le conservatoire des arts traditionnels chinois et ceci est particulièrement vrai des marionnettes et des ombres qui ont de tous temps joué un rôle rituel important. Aujourd’hui encore, des troupes de marionnettes à gaine budaixi se produisent dans les temples des villes et villages de Taïwan tandis que des marionnettes à fils kuileixi pratiquent des exorcismes dans des endroits aussi insolites que les docks du port de Kaohsiung.

 

Mais non contentes de distraire les dieux et de chasser les mauvais esprits, les troupes de marionnettes et d’ombres divertissent aussi un public de tous âges dans les théâtres, les cours des temples, sur les places, dans les écoles, suscitant une communion jubilatoire à partir de vieilles légendes et d’opéras célèbres. Ici aussi, les plus jeunes ne résisteront pas aux burlesques poursuites et scènes de bataille bruitées par les tambours, les woodblocks et les gongs, et les plus âgés seront séduits par la virtuosité et l’élégance de la manipulation, la poésie des poupées vêtues de soie et des figurines de cuir délicatement colorées.


Le théâtre d'ombres de Taïwan

 

De son vrai nom piyinxi (théâtre des figurines de cuir), mais aussi surnommé pihouxi (théâtre des singes de cuir), à cause des mouvements simiesques et comiques des personnages, le théâtre d'ombres de Taïwan est originaire de Chaozhou dans le Guangdong. Cet art est malheureusement en voie de disparition, aussi bien à Taïwan qu’en Chine continentale.

  

Les figurines manipulées à l'aide de deux baguettes présentent aux spectateurs un simple profil. Un rétro-éclairage en découpe la silhouette sur l'écran. Les figurines sont ciselées dans du cuir de buffle tanné jusqu’à devenir translucide puis teintées. Une fois éclairées, les ombres se parent de rouge, de jaune, de vert, créant dans les scènes à plusieurs personnages un camaïeu du plus bel effet.

  

Un narrateur-chanteur qui peut être le marionnettiste ou une tierce personne joue tous les rôles de la pièce, changeant de voix au gré des personnages. Un petit ensemble composé d'instruments à cordes pincées et à archet et de percussions assure un accompagnement musical permanent et tous les bruitages. Des musicologues de Taïwan ont discerné dans cette musique des similitudes avec la musique des rites funéraires taoïstes. Sans doute touche-t-on là au caractère sacré et magique qui s'attache aux marionnettes de Chine depuis les temps les plus reculés. Ce théâtre n’en demeure pas moins un divertissement qui réjouit les petits et les grands tout en leur transmettant les vieilles légendes bouddhiques et taoïstes.

Originaire de la ville de Kaohsiung, la compagnie Fu Hsing Ko est le dernier théâtre d’ombres en activité à Taïwan. Fondée en 1957 par Chang Ming-Shou, elle demeure une affaire familiale. Nata sème le trouble dans la mer de l'Est, qui raconte les farces d'une malicieuse divinité enfantine, et Le dit de Hua Guang, sur une divinité taoiste aux multiples métamorphoses, font partie de ses plus grands succès.

  

Pierre Bois

Hsu Fu-Chu, directeur, marionnettiste
Hsu Chung-I, marionnettiste
Chang Shu-Chun, marionnettiste
Chang Jui-Jen, percussions
Wu Sin-Guei, gongs
Huang Kun-Tai, sanxian, marionnettiste
Kao Ping-Hsiung, vièle erhu, marionnettiste

 

Avec le soutien du Ministère de la Culture de la République de Chine (Taïwan)
et du Centre culturel de Taïwan à Paris

 

Spectacle surtitré en français – durée 60 mn

 

Deux programmes différents :
Samedi 24 octobre à 19h : Le dit de Hua Guang
Dimanche 25 octobre à 17h : Nata sème le trouble dans la Mer de l’Est

 

Le dit de Hua-Guang
L'épouse de la divinité à la barbe rouge Yan Xuan, après 28 mois de grossesse, donne naissance à une boule de chair qui s’envole dans le ciel. Ce bébé est la réincarnation d’une étoile qui gardait autrefois le Palais Céleste. Le Bouddha de feu comprend qu’une relation maître-disciple doit s’installer entre lui et le bébé. Il ordonne alors à la Divinité Tigre d’aller chercher la boule de chair et de la ramener au mont Chaozhen. Une fois la boule récupérée, le Bouddha de feu la découpe, en extrait le bébé et le nomme Hua Guang. Il lui enseigne alors l’art de la métamorphose qui va le conduire à connaître bien des péripéties…

  

Nata sème le trouble dans la Mer de l’Est
Avec l’autorisation de sa mère, le jeune Nata, incarnation de la Perle Sacrée, va se promener vers l'embouchure du fleuve. Comme il fait très chaud, Nata s’avance et plonge dans la mer. Mais son écharpe magique soulève des vagues qui ébranlent le palais sous-marin du Roi Dragon. Celui-ci ordonne qu'on châtie le fauteur de trouble. Mais Nata extermine tous ses adversaires. Le Roi Dragon envoie alors son troisième fils affronter Nata. Le combat est violent, mais Nata tue son adversaire qui reprend son aspect de dragon.

Dans le cadre du 19ème Festival de l'Imaginaire

> Réserver pour ce spectacle

 

Également
> au Centre Culturel Jacques Duhamel de Vitré (35500) le 28 octobre 2015 à 15h