Danses et musiques du Mawled

© François Guénet

Spectacle

Vendredi 29 et samedi 30 avril 2011 - Paris

Danses et musiques du Mawled Émirats Arabes Unis - Avec le National Folk Arts Group
  • Ven 29 avril 2011 à 20:30 - Paris - Maison des Cultures du Monde
  • Sam 30 avril 2011 à 20:30 - Paris - Maison des Cultures du Monde

Célébration de la naissance du prophète Muhammad, le premier jour du mois rabi al-awwal, le mawled se pratique dans presque tous les pays arabes et musulmans. Selon certaines sources orales, il aurait été célébré pour la première fois au Caire peu après la fondation de la ville par les Fatimides à la fin du Xe siècle.

Dans les Émirats, particulièrement à Abu Dhabi et à Dubai, le mawled est pratiqué non seulement pour commémorer l’anniversaire du prophète mais également en d’autres occasions, par exemple au cours de la nuit du jeudi au vendredi, jour de prière, ou lors d’une circoncision.

La cérémonie a lieu soit à la maison soit dans une mosquée, mais dans le second cas, elle se déroule sans tambours. Un chanteur soliste et un chœur récitent un long texte en prose rimée, le madîh nabawî, louange dédiée au prophète et à sa famille.

Le chœur est divisé en deux rangs assis qui se font face. Le premier rang, appelé ahl al samaa chante les versets tandis que le second appelé al radida, lui répond en répétant les phrases clés. Au centre du premier rang se tient le sheikh, chef du mawled.

Le mawled se divise généralement en deux parties, la première, mated al sira, est la lecture modulée de la vie du prophète. Le sheikh est interrompu, ici et là, par des exclamations modulées, voire des formules chantées par le chœur. La seconde partie, al-jalâlah est celle de la sublimité, de la glorification de Dieu. Le poème est chanté antiphonalement par les deux rangs du chœur, tandis que le chant mélismatique du sheikh plane sur l’ensemble, et que les târ battant le rythme entraînent les participants dans un balancement qui les conduit vers un paroxysme proche de l’extase.

Le National Folk Arts Group n’est pas une troupe folklorique comme son nom pourrait le laisser entendre. Conscient des enjeux posés depuis un demi-siècle à l’identité et à la culture traditionnelle émiraties par une modernisation économique à marche forcée, le Ministère de la Culture a encouragé cette formation à devenir un espace de transmission des patrimoines musicaux, poétiques et chorégraphiques émiratis, comme cela se faisait autrefois. Toutes les générations y sont donc présentes, des aînés, garants de l’authenticité des répertoires aux jeunes apprentis adolescents.

Pierre Bois

Informations pratiques

Dans le cadre du 15ème Festival de l'Imaginaire
Avec le soutien du Ministère de la culture, de la jeunesse et du développement des communautés des Émirats Arabes Unis
 

Autour du spectacle

// Paris, Maison des Cultures du Monde
Vendredi 29 et samedi 30 avril 2011 à 18h
Projection du film documentaire Al Mureed de Nujoom Al Ghanem - 2008, couleur, vidéo, 87 minutes (vost anglais)
À la recherche de son histoire personnelle et d’une voie soufie, Nujoom Al Ghanem rencontre Sheikh Abdul Raheem Al-Mureed, le plus éminent soufi emirati qui vécut à Dubaï de 1902 à 2007. Elle tente dans ce documentaire d’approcher la vie et le parcours de cet homme d’exception. Un voyage qui commence par une nuit de mawled...

Auteure de quatre recueils de poésie, la cinéaste Nujoom Al Ghanem est reconnue comme l’une des plus grandes poètes emiraties d’aujourd’hui. Diplômée d’un bachelor en production télévisuelle de l’Université d’Ohio (1996) et d’un Master cinema de l’ Université de Griffith (1999), elle a dirigé quatre films, dont Al Mureed en 2008, et a participé à de nombreux festivals et événements culturels dans le Monde Arabe et en Europe. Le prix de la meilleure réalisatrice emiratie lui a été décerné par le 5e Festival International du Film de Dubaï pour son film Al Mureed.